Au moins 1556 personnes ont déjà perdu la vie à cause d’Ebola en République démocratique du Congo, un chiffre alarmant publié par l’Institut National de Santé Publique (INSP), qui attire l’attention et relance les inquiétudes sur l’ampleur de l’épidémie dans l’est du pays.
Selon les données officielles du ministere de la sante, le nombre de décès parmi les cas confirmés s’élève à 1 556 morts, sur un total de 3 532 cas enregistrés dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
En parallèle, 807 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 626 personnes ont été guéries.
Le taux de létalité global atteint 44,1 %, ce qui montre la gravité de la situation. La province de l’Ituri reste la plus touchée, suivie du Nord-Kivu.
Certaines zones continuent d’enregistrer de nouveaux cas, même si d’autres, comme une partie du Sud-Kivu, observent une accalmie avec plusieurs jours sans nouveaux cas confirmés.
Face à cette situation, les autorités sanitaires, à travers l’INSP et leurs partenaires comme l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC, intensifient la riposte.
« La riposte s’appuie sur une coopération élargie entre les partenaires pour renforcer l’analyse et les interventions sur le terrain », indique le rapport.
Un appui logistique est également déployé, notamment l’approvisionnement en chlore dans les zones de santé, afin d’améliorer la prévention et de limiter la propagation du virus.
Les autorités appellent ainsi à la vigilance de la population. En cas de symptômes ou de suspicion, il est recommandé de contacter gratuitement le 151, numéro d’alerte mis en place.
Alors que le bilan dépasse désormais les 1 500 morts, la lutte contre Ebola reste une urgence sanitaire majeure en RDC.
Kethia Rugamika

