Plus de 7 000 cas confirmés d’Ebola ont été enregistrés en République démocratique du Congo, selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP). Le bilan fait état de 7 200 cas confirmés, 3 475 décès et 1 712 guérisons, dans 62 zones de santé réparties dans sept provinces.
L’Ituri reste la province la plus touchée, avec 28 zones de santé affectées sur 36, suivie du Nord-Kivu avec 16 zones sur 34. L’épidémie concerne également le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu et le Sud-Ubangi.
Le dernier rapport de l’INSP confirme par ailleurs l’extension de l’épidémie à une septième province, le Sud-Ubangi.
Selon les données de la riposte, 923 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés. Le taux de létalité global s’élève à 48,3 %, tandis que le suivi des contacts atteint 88 %.
Malgré ce bilan lourd, les autorités sanitaires observent une évolution encourageante.
Les données de la riposte indiquent que le pic épidémique aurait été atteint depuis la troisième semaine d’août, avec une baisse progressive de la courbe des cas et des décès confirmés.
La riposte rapporte également 20 nouvelles guérisons au cours des dernières 24 heures.
Les équipes poursuivent la surveillance, l’investigation des cas suspects et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades.
Les mesures de prévention restent également renforcées.
Aux points d’entrée et de contrôle, 97,9 % des voyageurs sont dépistés, tandis que les actions de prévention, de contrôle des infections et de prise en charge se poursuivent dans les zones prioritaires.
En Ituri, épicentre de l’épidémie, des cas d’Ebola ont également été signalés dans des établissements scolaires après la rentrée des classes, suscitant l’inquiétude de certains parents.
Malgré les avancées annoncées, les besoins restent importants. L’Organisation mondiale de la santé estime que 5 000 agents de santé supplémentaires sont nécessaires pour renforcer la réponse à l’épidémie.
L’épidémie actuelle est liée au virus Ebola de type Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ni traitement homologué spécifique n’est encore disponible. Des vaccins et traitements font toutefois l’objet d’essais.
Alors que l’INSP et les équipes de riposte font état d’une évolution progressivement favorable, la situation reste sous surveillance dans les sept provinces touchées. Les autorités sanitaires appellent à maintenir les mesures de prévention et la vigilance face aux cas suspects.
Pour renforcer la réponse à l’épidémie, l’OMS a annoncé, le 20 août dernier, la mise à disposition de 70 000 doses du vaccin Ervebo.
Sur ce lot, 20 000 doses sont destinées à un essai clinique de phase 3 pour évaluer son efficacité contre le virus Bundibugyo, tandis que 50 000 doses seront réservées aux professionnels de santé et aux travailleurs de première ligne, selon un communiqué de l’OMS.







