La République démocratique du Congo a franchi la barre de 2 011 cas confirmés de la maladie à virus Ebola. L’annonce a été faite par le ministère congolais de la Santé dans son bulletin épidémiologique publié le 13 juillet 2026.
Selon les données de l’Institut national de santé publique (INSP), cinq provinces sont actuellement touchées par l’épidémie : le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo.
Sur l’ensemble des cas recensés, 753 patients sont en isolement ou hospitalisés, tandis que 366 personnes ont été déclarées guéries. Le bilan fait également état de 754 décès, portant le taux de létalité à 37,5 %.
L’Ituri demeure l’épicentre de cette épidémie, concentrant la majorité des nouveaux cas ainsi que des décès communautaires. La transmission reste particulièrement active dans le corridor Djugu–Irumu, une zone placée sous surveillance renforcée.
Dans la province de la Tshopo, notamment à Kisangani, des cas confirmés et des décès continuent d’être enregistrés, bien qu’ils soient rattachés à l’épicentre de l’Ituri.
Le Haut-Uélé reste également concerné, avec des cas signalés en provenance de la zone de santé de Nia-Nia.
En revanche, le Sud-Kivu affiche une évolution encourageante avec 47 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé, dépassant ainsi la période maximale d’incubation de la maladie. Les autorités y maintiennent toutefois une surveillance résiduelle en attendant une éventuelle déclaration de fin d’épidémie.
Par ailleurs, quinze nouveaux patients ont été déclarés guéris, dont la majorité en Ituri.
S’exprimant mardi 14 juillet 2026 devant la presse, Chikwe Ihekweazu, chargé du programme de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de gestion des situations d’urgence sanitaire, a indiqué que l’ampleur réelle de l’épidémie d’Ebola en RDC pourrait être deux à quatre fois supérieure aux estimations officielles.
Kethia Rugamika

