L’AFC/M23 a accusé mardi 1er septembre 2026 les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d’avoir mené une attaque contre des civils dans une localité du territoire de Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo. Au moins quatre civils ont été tués et dix autres blessés.
L’attaque a eu lieu dans la nuit du lundi 31 août, vers 21H45, dans la localité de Mulala, située à environ 20 kilomètres de Vitsumbi.
« Des éléments des FDLR ont mené une attaque contre des populations civiles dans la localité de Mulala », a déclaré Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, sur son compte X.
Lors de cette attaque, deux femmes ont été enlevées alors qu’elles travaillaient dans leurs champs.
Dans son tweet, le porte-parole de l’AFC/M23 a également accusé le gouvernement congolais de déployer systématiquement les FDLR sur plusieurs lignes de front et a alerté sur les conséquences de leur présence à proximité des populations civiles.
« L’AFC/M23 attire solennellement l’attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur le déploiement systématique des FDLR par le régime de Kinshasa sur les différentes lignes de front, ainsi que sur les graves conséquences de leur présence en RDC, en particulier à proximité des populations civiles », a déclaré Lawrence Kanyuka.
Le mouvement affirme que la présence des rebelles hutus rwandais, accusés du génocide contre les Tutsi en 1994 et actifs dans l’Est de la RDC depuis plusieurs décennies, contribue à l’aggravation de l’insécurité dans la région.
Selon Lawrence Kanyuka, « le refus délibéré et persistant du régime de Kinshasa de neutraliser les FDLR constitue l’un des principaux facteurs d’aggravation de l’insécurité et de la détérioration continue de la situation sécuritaire, aussi bien sur les lignes de front que dans les zones civiles densément peuplées ».
L’AFC/M23 a assuré qu’il poursuivra le travail de protection des populations civiles dans les zones sous son contrôle.







