L’Alliance Fleuve Congo-M23 (AFC/M23) a accusé lundi 19 mai 2026 les rebelles FDLR d’avoir mené une attaque contre des civils dans la cité de Bambo, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Dans ce communiqué, l’AFC/M23 dénonce aussi des bombardements des forces coalisées du gouvernement congolais dans les hauts plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu.
Dans un message publié sur son compte X, le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, affirme que des hommes armés se sont infiltrés dans la cité de Bambo durant la nuit de dimanche à lundi 18/05/2026 vers 01h45.
« Des éléments des FDLR se sont infiltrés dans la cité de Bambo, précisément dans le quartier Kabanda, où ils ont assassiné un paisible citoyen du nom de Nzirorera Nsekuye, âgé de 77 ans », écrit-il.
Selon la même source, deux autres civils ont été enlevés dans le quartier Kabuye.
« Les mêmes assaillants ont également procédé à l’enlèvement de deux autres civils, à savoir Munenge Samuel et Karuhije Innocent », ajoute Lawrence Kanyuka.
Le porte-parole de l’AFC/M23 estime que « le silence de la communauté internationale devient moralement inacceptable » face à ces violences, tout en réaffirmant « son engagement indéfectible à défendre et à protéger les populations civiles ».
Lawrence Kanyuka accuse également l’armée congolaise d’avoir bombardé plusieurs localités de Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
« Du dimanche 17/05/2026 à 20h30 jusqu’au lundi 18/05/2026 à 08h30, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont mené des attaques simultanées contre les zones densément peuplées de Gakenke, Mikenke et Rugezi », affirme-t-il.
Le porte-parole de l’AFC/M23 affirme que ces bombardements ont été menés « à l’aide de drones de combat de type KT-6 ainsi que de drones kamikazes, visant délibérément des populations civiles innocentes ».
Depuis janvier de cette année, l’armée congolaise, appuyée par l’armée burundaise et les Wazalendo, a amorcé une offensive contre les zones de Minembwe sous contrôle de Twirwaneho, alliés de l’AFC/M23. Des affrontements sont en cours malgré le cessez-le-feu signé à Doha entre les deux parties.

