La rentrée scolaire 2026-2027, prévue ce lundi 1er septembre 2026, n’a pas été effective dans les écoles publiques de la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Les salles de classe sont restées vides, à la suite du mot d’ordre de grève et de boycott lancé par les syndicats d’enseignants au niveau national et relayé localement.
Au niveau national, c’est le Syndicat des enseignants du Congo, Syeco, qui a appelé à la grève. Dans la province du Nord-Kivu, ce mot d’ordre est relayé par des mouvements locaux comme la Confédération démocratique du travail, CDT, à Butembo.
Pour Gidson Kasereka Mustari, président urbain de Beni des Forces syndicales nationales, le mouvement a été largement suivi : « La grève a été respectée à 90 % sur toute l’étendue de Beni. Nous remercions tous les enseignants qui ont accompagné les syndicats dans la lutte noble », a-t-il déclaré.
Il indique que la mobilisation va se poursuivre jusqu’à satisfaction de leurs revendications : « Nous allons poursuivre la lutte jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos revendications. Elles sont connues : à Beni, nous sommes inquiétés par Ebola.
Nous demandons au gouvernement de nous fournir des kits de lave-mains dans les écoles », a-t-il ajouté.
Les enseignants exigent notamment un salaire mensuel de 500 dollars américains ou son équivalent en francs congolais, l’amélioration de leurs conditions sociales et le respect des engagements du gouvernement.
La mécanisation des nouvelles unités et la régularisation de la situation des non-payés et non-mécanisés font également partie des points de blocage.
En attendant, les structures syndicales demandent aux parents de garder les enfants à la maison. Dans les zones touchées par l’insécurité dans l’Est de la province, la rentrée s’annonce particulièrement timide et perturbée.





