La zone de santé de Beni est redevenue, vendredi, l’épicentre de l’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) au Nord-Kivu, dépassant Katwa, selon la synthèse épidémiologique du 30 octobre.
Avec 711 cas confirmés cumulés contre 710 à Katwa, Beni repasse en tête. La ville a enregistré à elle seule 13 des 25 nouveaux cas confirmés des dernières 24 heures, dont 7 décès communautaires, signe que la transmission reste active dans la communauté.
Le bilan global au 30 octobre s’élève à 2 576 cas confirmés, 2 cas probables et 1 531 décès, soit une létalité de 59 %. Sur l’ensemble de la province, 652 patients sont encore actifs et contagieux, dont 110 à Beni et 140 à Katwa. Seuls 341 cas ont été déclarés guéris depuis le début de l’épidémie.
52 malades en fuite et 3 645 contacts perdus
L’indicateur le plus inquiétant reste le nombre de sorties sans avis médical : 52 patients confirmés ont quitté les centres de traitement et se trouvent dans la communauté.
Sur les 18 645 contacts répertoriés, seuls 15 000 ont été suivis ce jour, soit un taux de suivi de 80 %. Près de 3 645 contacts échappent à la surveillance.
Dans la journée du 30 octobre, 29 cas suspects ont été notifiés, dont 13 sont déjà décédés.
L’épidémie touche désormais 18 zones de santé sur 34 au Nord-Kivu et 204 aires de santé sur 684 (30 %). Dans les zones « hot spot », 59 % des aires sont infectées.
Derrière Beni et Katwa, Butembo reste la troisième zone la plus affectée avec 367 cas confirmés et 121 cas actifs.
La résurgence à Beni intervient alors que la ville accueille, ce samedi, une commémoration des victimes de l’ADF à l’hôtel Couronne Royale, dans un contexte de double crise sécuritaire et sanitaire.







