Le PPRD de la diaspora condamne et rejette avec la plus grande fermeté la décision qu’il qualifie d’inique, de liberticide, d’antidémocratique et de politiquement motivée, attribuée au Conseil d’État et portant dissolution de cette formation politique.
Dans une copie de l’extrait de rôle, plusieurs journalistes proches du régime de Kinshasa ont annoncé, vendredi 30 octobre 2026, la dissolution par le Conseil d’État du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
« Ces derniers annoncent, tambour battant, la dissolution du PPRD par le Conseil d’État, comme s’il s’agissait d’une décision juridiquement acquise. Pourtant, depuis plus de six mois, les mêmes réseaux sociaux annoncent périodiquement cette dissolution, alors que les vérifications effectuées auprès du greffe du Conseil d’État n’avaient révélé aucune procédure de poursuite engagée contre notre parti dans les registres consultés », déplore le PPRD Diaspora dans un communiqué.
« Notre parti n’a jamais été convoqué par le Parquet près le Tribunal de grande instance, ni notifié par aucun greffe de la Cour de cassation, conformément aux articles 28 à 31 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, dispositions relatives aux sanctions contre les partis politiques en RDC. Pas même celui du Conseil d’État ne lui a notifié des actes d’une quelconque instance dirigée contre lui. Aucune communication des griefs, aucune notification régulière des exploits de procédure, aucune date d’audience ne lui auraient été officiellement adressées pour lui permettre de préparer ses moyens de défense », a martelé Sandra Nkulu-Kyungu, coordonnatrice du PPRD Diaspora.
« Comment peut-on prononcer la dissolution d’un parti politique sans lui permettre de comparaître, de connaître les accusations portées contre lui et de faire valoir ses moyens de défense ? », s’est-elle interrogée.
La coordination du PPRD Diaspora rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo et la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques imposent le respect strict de la légalité, de la compétence juridictionnelle et des droits de la défense.
« Le PPRD rejette donc d’ores et déjà cette décision, avant même sa notification, en raison de son caractère manifestement irrégulier et de l’absence de toute procédure contradictoire préalable dont notre parti aurait été régulièrement informé », a renchéri le PPRD Diaspora dans son communiqué.
Le parti cher à l’ex-président de la RDC, Joseph Kabila, affirme que cette nouvelle tentative de neutralisation politique ne fait que conforter sa conviction selon laquelle le régime actuel, dans sa volonté d’endurcir la tyrannie par la terreur politique et l’instrumentalisation de la justice et de l’administration, cherche à réduire complètement au silence les partis de l’opposition et à fermer définitivement l’espace démocratique dans le pays.
« Il semble croire qu’en éliminant les voix discordantes, il pourra conduire sans contradicteur son projet de référendum constitutionnel, avec l’ambition de changer la Constitution pour modifier la durée et le nombre des mandats, afin de se maintenir au pouvoir et de gouverner sans véritable démocratie ni respect de l’État de droit », s’est exclamé le PPRD.
La coordination du PPRD Diaspora réaffirme que le PPRD fonctionne depuis plusieurs années déjà dans une logique de résistance politique face à l’oppression dont il se dit victime et au rétrécissement de l’espace démocratique. L’arrêt annoncé ne fait que rendre davantage visible le combat que nous menons sur la base de l’article 64 de la Constitution pour la restauration de l’ordre constitutionnel démocratique en République démocratique du Congo.







