La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola s’aggrave dans la ville de Beni. Le bulletin du 29 mai 2026 du Nord-Kivu confirme trois nouveaux cas dans la zone de santé de Beni. La ville totalise désormais cinq cas confirmés, dont trois décès et deux cas actifs encore hospitalisés.
D’après le même bulletin, partagé par la cellule de communication du gouvernorat du Nord-Kivu, Beni devient le deuxième foyer actif de la province après Katwa.
Sur les cinq cas confirmés à Beni, deux patients se sont évadés du Centre de traitement Ebola (CTE). À l’échelle provinciale, cinq évadés sont recensés : deux à Beni, un à Katwa, un à Kyondo et un à Oicha. Cette fuite de cas confirmés complique sérieusement le travail des équipes de surveillance.
La province a enregistré quatre nouveaux cas confirmés en 24 heures : trois à Beni et un à Oicha. Le cumul provincial s’élève désormais à 19 cas confirmés.
La maladie reste très meurtrière. Douze personnes sont déjà décédées sur les 19 cas confirmés. Aucun cas guéri n’a encore été notifié au Nord-Kivu. Six cas actifs sont actuellement pris en charge dans les CTE/CT de la province.
La zone de santé de Katwa demeure la plus touchée avec sept cas confirmés, cinq décès, deux cas actifs et un évadé. Un patient est actuellement pris en charge au CH Ngothe.
À Oicha, le nouveau cas porte le total à deux cas confirmés, dont un décès et un évadé. Butembo a enregistré deux décès sur deux cas confirmés. Goma compte un cas actif pris en charge à l’HPNK. Kyondo et Kalunguta enregistrent chacune un cas confirmé.
Les équipes poursuivent la traque des chaînes de transmission. Au total, 552 contacts ont été enregistrés, mais seulement 364 ont été vus ce vendredi, soit un taux de suivi de 66 %.
La province signale également 116 cas suspects et 93 décès suspects au cours de cette journée. Vingt-trois échantillons ont été envoyés au laboratoire.
Les sept zones de santé touchées sur 34, ainsi que 12 aires de santé affectées sur 677, confirment la propagation de l’épidémie.
Les autorités sanitaires appellent la population de Beni à collaborer. Tout cas suspect doit être signalé, et les malades sont invités à accepter leur prise en charge afin de briser la chaîne de transmission.

