Des ressortissants de la province du Maniema ont réaffirmé, samedi 31 octobre 2026, leur soutien à l’ex-chef de l’État Joseph Kabila. Ils dénoncent l’« instrumentalisation politique » de leur province par le pouvoir de Kinshasa.
Les signataires, ressortissants des sept territoires du Maniema et de la ville de Kindu, accusent les autorités provinciales de marginaliser leur province et de chercher à diviser ses habitants à des fins politiques.
Les signataires dressent un bilan positif de la présidence de Joseph Kabila, au pouvoir de 2001 à 2019, affirmant que le Maniema avait alors bénéficié d’une meilleure représentation politique et de projets d’infrastructures. Ils évoquent notamment la réhabilitation de routes, le développement des établissements d’enseignement et des structures sanitaires, ainsi que les investissements dans les infrastructures de transport.

À l’inverse, ils dénoncent une dégradation de la situation socioéconomique sous les autorités actuelles, citant l’état des routes reliant Kindu à Kasongo, Kabambare, Kailo, Punia et Lubutu, la hausse des prix des produits de première nécessité, le chômage des jeunes et les difficultés d’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins médicaux.
Ils font également état de problèmes de sécurité dans certains territoires, notamment à Kasongo et Kabambare, et critiquent les divisions entre députés provinciaux autour de la gestion du gouvernorat.
Les ressortissants du Maniema dénoncent des persécutions politiques et judiciaires visant des personnalités originaires de la province, dont l’ancien Premier ministre Matata Ponyo Mapon et le diplomate Kikaya bin Karubi. Les signataires estiment que ces situations contribuent à l’affaiblissement de la représentation politique de leur province.
Les signataires réaffirment leur « soutien total, inconditionnel et indéfectible » à Joseph Kabila, président du FRN.
Ils appellent la jeunesse et les forces vives du Maniema à l’unité et à la « résistance pacifique », tout en invitant la population à soutenir le mouvement.







