Moïse Nyarugabo, ancien sénateur congolais et haut cadre du Front pour la refondation de la nation (FRN), a critiqué, vendredi 30 octobre 2026, la réaction de la présidence congolaise après les perquisitions menées en Belgique dans une affaire concernant la famille de Félix Tshisekedi.
Sur son compte X, Moïse Nyarugabo évoque cette opération judiciaire pour dénoncer ce qu’il présente comme des soupçons de détournements de fonds de grande ampleur.
« Lorsqu’il vole, pas le vol défini comme “une soustraction frauduleuse d’un bien appartenant à autrui”, mais un vol avec effraction et à mains armées jusqu’à remplir la caverne d’Ali Baba et ses 40 voleurs, il faut avoir du courage », a déclaré Moïse Nyarugabo.
L’ancien sénateur affirme que la perquisition évoquée ne représenterait qu’une partie d’une affaire plus vaste.
« La perquisition en Belgique, qui est une partie visible de l’iceberg, n’est qu’un échantillon. Il y a plein d’autres scandales en téléchargement et tous en dizaines ou centaines de millions de dollars », révèle-t-il.
Ce haut cadre du FRN et proche de Joseph Kabila s’interroge enfin sur la réaction des autorités congolaises à l’égard de la procédure belge.
« Pourquoi, quand la Belgique poursuit ses citoyens, la présidence congolaise se fâche ? », demande-t-il.
Le 14 octobre 2026, plusieurs perquisitions ont été menées par le parquet fédéral belge à Bruxelles et dans ses environs. Elles visaient des résidences appartenant à des membres de la famille de Félix Tshisekedi.
Cette affaire porte sur des soupçons d’enrichissement personnel. Elle fait suite à une enquête de la police fédérale belge, déclenchée par une plainte déposée par une ONG qui accuse des membres du clan présidentiel d’avoir pris illégalement le contrôle de mines situées dans la province du Katanga.







