La rentrée scolaire 2026-2027 reste fortement perturbée dans plusieurs villages du groupement Kisimba, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Dans les localités de Banakindi, Banamulema et Balindu, relevant de la sous-division éducationnelle Walikale 3, les cours n’ont pas véritablement repris.
En cause : l’instabilité sécuritaire et le déplacement de la population.
À la veille de la rentrée scolaire, plusieurs familles ont fui leurs villages pour échapper aux affrontements entre groupes armés.
Parents, élèves et enseignants ont quitté leurs habitations. Certains se sont réfugiés dans la brousse, tandis que d’autres ont pris la direction de Pinga et de Kalembe.
Pour les familles déplacées, les préoccupations sont désormais ailleurs. Trouver un abri, se procurer de la nourriture et assurer la sécurité des enfants passent avant la scolarité.
Un parent ayant trouvé refuge à Pinga explique avoir quitté son domicile avec ses enfants sans avoir eu le temps de préparer leurs effets scolaires.
Selon lui, dans ces conditions, il devient difficile de payer les frais scolaires, d’acheter les uniformes et les fournitures.
Il appelle surtout au rétablissement de la sécurité afin de permettre aux enfants de regagner les salles de classe.
À Pinga, l’arrivée de ces enfants déplacés commence également à se faire sentir dans les établissements scolaires.
Les écoles locales accueillent de nouveaux élèves, alors que leurs familles disposent de moyens limités.
Un responsable d’une école secondaire de Pinga affirme que son établissement est disposé à recevoir les enfants déplacés afin qu’ils ne perdent pas leur année scolaire.
Il souligne toutefois que beaucoup arrivent sans cahiers ni fournitures scolaires et que leurs parents ne sont pas en mesure de répondre à ces besoins.
Ce responsable plaide ainsi pour un accompagnement des enfants déplacés afin de leur permettre de poursuivre leur éducation malgré les difficultés liées au déplacement.
De leur côté, les responsables de l’éducation dans la sous-division Walikale 3 encouragent les parents ayant fui les zones de combats à inscrire leurs enfants dans les écoles qui fonctionnent dans les milieux où ils ont trouvé refuge, notamment à Pinga et à Kalembe.
Une recommandation qui reste cependant difficile à appliquer pour les familles déplacées dans la brousse ou dans des zones qui ne disposent pas d’infrastructures scolaires suffisantes.
Dans le groupement Kisimba, la reprise effective des cours dépend donc largement de l’amélioration de la situation sécuritaire et du retour des familles déplacées dans leurs villages.







