L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, avec 5.458 cas confirmés cumulés et 2.606 décès, selon les derniers chiffres de l’Institut national de santé publique (INSP) communiqués par les autorités sanitaires.
Le taux de létalité s’établit désormais à 47,7 %, tandis que 1.182 patients ont été déclarés guéris depuis le début de l’épidémie. Quelque 798 personnes sont actuellement en isolement ou hospitalisées, selon ce bilan.
L’épidémie touche six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.
L’Ituri demeure l’un des principaux foyers de transmission. Au 16 août, les autorités avaient déjà recensé plus de 5.000 cas confirmés et plus de 2.300 décès, selon Médecins Sans Frontières.
Sur le front de la riposte, le suivi des contacts atteint 84,7 %, un indicateur essentiel pour identifier rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et interrompre les chaînes de transmission.
Cette progression intervient alors que l’épidémie, déclarée le 15 mai 2026, est confrontée à d’importants défis liés notamment à la mobilité des populations, aux déplacements et à l’accès aux communautés affectées.
MSF estime que l’implication des communautés demeure déterminante pour améliorer la détection et la prise en charge précoces des malades.
Les autorités sanitaires poursuivent la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients et le suivi des contacts afin de limiter la propagation du virus.







