Une journée « ville morte » est observée ce mardi 11 août dans la ville commerciale de Butembo, à la suite de l’appel des jeunes des mouvements citoyens et groupes de pression.
Ils dénoncent l’insécurité dans la région et la profanation de la tombe de l’artiste révolutionnaire Delcat Idinco.
Les manifestants réclament également la libération de l’activiste Clovis Mutsuva, détenu en ville de Beni.
La situation n’a pas évolué depuis ce matin. Les activités commerciales restent paralysées et la circulation est toujours timide sur les grandes artères.
« Nous avons appris depuis hier qu’il y aura ville morte à cause de l’insécurité et de la profanation de la tombe d’Idinco. Je m’étais déjà préparée pour aller en ville, alors j’ai trouvé les portes fermées depuis notre quartier jusqu’au centre-ville. Même à Bwinongo, à mon lieu de travail. Alors je suis rentrée », raconte Elisabeth Kilokya, couturière.
Dans la partie Nord de la ville, ainsi que vers le quartier Mutsanga, des feux allumés sur le macadam ont été signalés. Ces barricades érigées par des jeunes perturbent encore davantage la mobilité.
Pour rappel, cet appel à la « ville morte » a été lancé par des jeunes se réclamant de la LUCHA pour dénoncer les tueries de civils attribuées aux ADF et exiger la libération de l’activiste Clovis Mutsuva.
Jusqu’à midi, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été signalée dans ces zones.

