Deux cas de maladie à virus Ebola ont été confirmés à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, selon l’Institut national de santé publique (INSP). Cette annonce suscite une vive inquiétude, alors que cette province ne figurait jusqu’ici pas parmi les zones touchées par l’épidémie.
D’après les informations communiquées, l’un des patients est lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, considérée comme l’épicentre actuel de l’épidémie.
En revanche, le second cas ne présente aucun lien géographique identifié en dehors de Kisangani, ce qui soulève des interrogations sur une possible transmission locale.
Les deux échantillons analysés se sont révélés positifs au test PCR Radione. Toutefois, des analyses de confirmation par RT-PCR utilisant la technologie Altona sont en cours, accompagnées d’investigations approfondies visant à retracer les chaînes de transmission.
L’INSP précise que ces cas ne sont pas encore intégrés au bilan officiel, mais qu’ils devraient figurer dans les prochains rapports une fois les résultats confirmés.
Face à cette situation, des opérations sont en cours à Kisangani afin de mettre en place et de renforcer les dispositifs de riposte, notamment en matière de surveillance, de détection et de prise en charge, même si les détails des mesures engagées n’ont pas encore été rendus publics.
À la date du 7 juillet 2026, la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, déclarée le 15 mai dernier.
Le bilan provisoire fait état de 1 759 cas confirmés, dont 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1 %.
Au total, 750 personnes ont été guéries, tandis que 285 patients sont actuellement pris en charge. Par ailleurs, environ 80 % des contacts identifiés font l’objet d’un suivi.
Jusqu’à présent, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu étaient les seules officiellement touchées.
L’apparition de cas à Kisangani marque donc un tournant potentiel dans l’évolution de l’épidémie.
Alors que les autorités sanitaires intensifient leurs efforts pour contenir la propagation du virus, la vigilance reste de mise.
La population est appelée à signaler rapidement tout symptôme suspect en composant gratuitement le 151, afin de renforcer la riposte et d’éviter une extension de l’épidémie à d’autres régions du pays.
Kethia Rugamika

