Le mouvement politico-militaire MRDP-Twirwaneho a accusé, dimanche 23 août 2026, la coalition de forces gouvernementales d’avoir mené plusieurs attaques dans le territoire d’Uvira, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le Twirwaneho, les villages visés sont des agglomérations de la communauté banyamulenge.
Les attaques des FARDC, de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB), des combattants Wazalendo et des FDLR ont ciblé les villages de Ruhuha, Rubarati et Marimba, situés dans le groupement de Bijombo, en territoire d’Uvira.
Le MRDP-Twirwaneho affirme que ces attaques interviennent après des affrontements et des « provocations répétées » au cours des deux jours précédents autour de Mukoko, Point Zéro et de plusieurs sites proches de Minembwe, ainsi qu’à Nyaruhinga et Nyakirango, dans les environs de Rugezi, en territoire de Fizi.
Le mouvement dit également disposer d’informations faisant état de renforts de soldats des FARDC et de forces burundaises en provenance de Fizi vers Mukela.
L’objectif de ces renforts est de mener de nouvelles attaques contre Minembwe via Point Zéro.
Le MRDP-Twirwaneho considère l’offensive présumée et le déploiement de renforts militaires autour de Minembwe comme une « violation flagrante » des engagements de cessez-le-feu en vigueur.
Dans son communiqué, le mouvement affirme vouloir « alerter et prendre à témoin la communauté internationale » face à ce qu’il qualifie de nouvelles provocations des autorités de Kinshasa et de Gitega.
Le MRDP-Twirwaneho accuse par ailleurs les forces gouvernementales de poursuivre un « plan génocidaire » contre les Banyamulenge dans les Hauts Plateaux de Fizi, d’Itombwe et d’Uvira.
Le mouvement prévient enfin qu’il « prendra les mesures sécuritaires qu’il jugera nécessaires » pour faire face aux attaques qu’il dénonce.







