L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 2.000 décès, avec 2.061 morts sur 4.449 cas confirmés, selon le dernier point de situation de la riposte arrêté au 10 août.
Le bilan fait état de 716 patients actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 886 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.
Le taux de létalité s’établit à 46,3 %, selon les données communiquées par les autorités sanitaires.
L’épidémie reste géographiquement stable, avec 53 zones de santé affectées dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
L’Ituri demeure l’épicentre principal de la flambée.
La situation apparaît en revanche plus favorable au Sud-Kivu, où la riposte fait état de 75 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé.
Sur le terrain, les équipes de riposte poursuivent la surveillance épidémiologique, l’investigation des cas suspects et leur transfert vers les structures de prise en charge.
Des opérations de contrôle sanitaire sont également maintenues aux différents points d’entrée afin de limiter les risques de propagation.
Les activités de prévention se poursuivent parallèlement, notamment la décontamination, les enterrements dignes et sécurisés ainsi que la mobilisation des communautés dans les zones touchées.
Avec 4.449 cas confirmés et plus de 2.000 décès, cette flambée constitue déjà une crise sanitaire majeure pour la RDC.
L’évolution de la transmission dans les prochaines semaines dépendra notamment de la capacité des équipes à améliorer le suivi des contacts, à détecter rapidement les nouveaux cas et à maintenir l’engagement des communautés.

