La République du Rwanda et la Belgique ont annoncé mardi la reprise de leurs relations diplomatiques. Dans une déclaration conjointe en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, et Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération internationale du Royaume de Belgique, annoncent la reprise de la coopération entre les deux pays.
« Conformément à l’article 2 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, les deux pays ont décidé ensemble, ce 22 septembre 2026, de rétablir leurs relations diplomatiques. À cet effet, les ambassades bilatérales respectives seront rouvertes dans un délai rapproché », peut-on lire dans un communiqué conjoint.
La Belgique et le Rwanda indiquent que, dans un premier temps, chaque ambassade sera dirigée par un chargé d’affaires ad interim, renforcé par un diplomate ou un consul ainsi que par une petite équipe d’appui technique.
« Des demandes d’agrément pour des ambassadeurs seront par la suite introduites en vue d’un prochain mouvement diplomatique, partant du principe que l’Ambassadeur du Rwanda en Belgique sera également chargé des relations avec l’Union européenne », précise le communiqué conjoint.

La Belgique et le Rwanda réaffirment leur engagement au maintien d’un dialogue ouvert, franc et transparent, dont ils soulignent la nécessité afin de traiter tout différend bilatéral et de discuter de positions divergentes et des désaccords qui perdurent sur des questions internationales.
Ils se sont accordés sur des principes renouvelés tels que la non-interférence, le respect mutuel et l’engagement constructif pour guider leurs relations futures.
Cette décision intervient après une série de rencontres entre les deux parties. Les deux pays ont remercié les autorités de l’État du Qatar, qui ont facilité la première rencontre entre les deux ministres à Doha en juin 2025.
La Belgique et le Rwanda avaient rompu leurs relations diplomatiques en 2025 sur fond de tensions dans l’est de la RDC. Maxime Prévot affirme avoir abordé avec son homologue l’importance du dialogue.
Concernant le conflit dans l’est de la RDC, Olivier Nduhungirehe affirme que le respect de l’intégrité territoriale de tous les pays de la région, la neutralisation de la force génocidaire des FDLR et le règlement du conflit entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, en s’attaquant à ses causes profondes, restent des points clés pour assurer une paix durable dans la région.







