Des ressortissants de l’ancienne province de Léopoldville, qui regroupait notamment les actuelles provinces du Kongo Central, du Kwilu, du Kwango, du Maï-Ndombe et la ville de Kinshasa, ont exprimé, jeudi 5 novembre 2026, leur soutien au Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Dans une déclaration à Goma, lue par Raphaël Kitiaka Mawumina, les auteurs présentent l’ancienne province de Léopoldville comme un symbole de l’unité nationale, en raison de son rôle historique dans la construction de l’État congolais et de sa capitale, Kinshasa, devenue un lieu de convergence des populations venues de différentes régions du pays.
S’adressant à Joseph Kabila, président honoraire de la République et président du FRN, les signataires affirment que son engagement en faveur de la refondation nationale s’inscrit dans la continuité des luttes politiques menées par plusieurs figures historiques congolaises.
« Aujourd’hui que vous avez décidé de quitter votre zone de confort pour payer le prix de la refondation de la nation congolaise, plus que jamais abonnée à la désintégration, qu’il nous plaise de vous rassurer que vous marchez effectivement sur les traces de nos aïeux », écrivent-ils.
Ils dressent un bilan très critique du régime de Tshisekedi. Ils accusent le président actuel de conduire le pays vers une situation de crise politique et institutionnelle. Les signataires dénoncent notamment ce qu’ils qualifient de « dictature rétrograde », ainsi que des pratiques de clientélisme, de tribalisme et de prévarication.
« Se taire face à cette descente aux enfers de notre patrimoine commun est un crime », déclarent-ils.
Ils appellent les Congolais attachés à l’unité nationale à se mobiliser.
Les signataires affirment que le Front pour la refondation de la nation représente, à leurs yeux, une voie de sortie de la crise et un cadre susceptible de favoriser la réconciliation nationale.
« Les fils et filles de l’ex-province de Léopoldville apportent tout leur soutien au Front pour la refondation de la nation, seule alternative crédible face à la tyrannie, et seul agenda national susceptible de créer les conditions de la réconciliation nationale », indique la déclaration.
Les signataires évoquent également les sécessions du Katanga et du Sud-Kasaï au début des années 1960, ainsi que le rôle d’Antoine Gizenga et de Laurent-Désiré Kabila dans les luttes politiques et militaires de cette période, pour inscrire l’engagement actuel du FRN dans une continuité historique revendiquée par ses auteurs.
Enfin, les signataires appellent à une mobilisation autour du projet politique du FRN et expriment leur confiance dans son aboutissement.







