Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a, dans une déclaration publiée sur son compte X, mercredi 4 novembre 2026, menacé de poursuites les opposants congolais de la C64 qui avaient annoncé leur intention de se rendre à Goma pour y rencontrer l’ancien président de la RDC, et président du Front pour la refondation de la nation ( FRN), Joseph Kabila.
Pour le patron de l’Intérieur, toute personne qui se rendra à Goma sera poursuivie devant les juridictions du régime de Kinshasa.
Dans une interview accordée au journal Jeune Afrique, l’opposant congolais Moïse Katumbi avait réaffirmé la démarche des leaders de l’opposition congolaise visant à rencontrer le président Félix Tshisekedi et l’ancien président congolais Joseph Kabila pour tenter de désamorcer la crise politique et sécuritaire dans le pays.
Selon le ministre, aucun contact avec Goma ne peut se faire sans l’autorisation du gouvernement congolais.
L’annonce du ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a suscité un tollé. Cette déclaration intervient alors qu’en février 2025, une délégation composée de représentants des Églises catholique et protestante avait été reçue à Goma par Corneille Nangaa, vice-président du FRN, qui contrôle une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
La délégation était composée de Mgr Fulgence Muteba Mugalu et de Mgr Donatien Nshole, ainsi que de l’évêque de Goma, Mgr Willy Ngumbi, tous de l’influente Église catholique en RDC.
Elle comptait également le révérend André-Gédéon Bokundoa, représentant légal de l’Église du Christ au Congo (ECC), ainsi que son porte-parole, le pasteur Éric Nsenga.







