De nouveaux bombardements ont été signalés lundi 24 août 2026 à Nyaruhinga, dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu, alors qu’une première mission de vérification du cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23 est attendue dans la même zone dans le cadre du processus de paix de Doha.
Le porte-parole politique de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, a affirmé sur X que les forces alliées à Kinshasa ont lancé vers 9h30 une attaque contre Nyaruhinga, faisant état de morts et de déplacements de civils.
« Ce lundi 24 août 2026, à 9h30, les forces coalisées de Kinshasa ont lancé une attaque meurtrière contre le village densément peuplé de Nyaruhinga, dans la région de Minembwe, à l’aide de mortiers de 120 mm positionnés à Burunga, à proximité de Kwamurima. Ces bombardements ont déjà provoqué de nombreuses pertes en vies humaines ainsi que le déplacement massif de populations civiles.
L’AFC-M23 prend à témoin le peuple congolais et la communauté internationale face à la situation apocalyptique qui prévaut à Minembwe et dans ses environs, où des offensives d’une extrême violence sont menées quotidiennement sous les ordres directs de Kinshasa. Cette barbarie ne doit être ni banalisée ni ignorée », écrit Lawrence Kanyuka sur son compte X.
Cette nouvelle escalade intervient alors que le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) doit effectuer lundi 24 août 2026 sa première mission de vérification du cessez-le-feu à Minembwe.
La mission avait été annoncée à l’issue des discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 tenues du 17 au 21 août en Suisse.
Une mission de reconnaissance avait été menée le 20 août avec l’appui logistique de la MONUSCO afin de préparer cette opération.
Le mécanisme doit notamment surveiller le respect du cessez-le-feu, examiner les allégations de violations et contribuer à l’établissement des faits sur le terrain.
Le choix de Minembwe constitue un premier test important pour ce dispositif, dans une région où Kinshasa et l’AFC/M23 continuent de s’accuser mutuellement d’attaques et de violations du cessez-le-feu.
Les deux parties ont par ailleurs convenu d’élaborer une méthode standardisée pour signaler les violations présumées de la trêve, dans l’objectif de limiter les accusations contradictoires et de renforcer la confiance autour du processus de Doha.







