Dans le cadre du processus de paix de Doha, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars affirme avoir accueilli, le 7 août 2026, à Bunagana, 15 personnes libérées par les autorités congolaises.
Selon un communiqué officiel publié le 8 août, ces ex-détenus ont quitté Beni avant de transiter par l’Ouganda, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge.
L’opération s’inscrit dans les efforts de médiation soutenus notamment par les États-Unis et le Qatar, deux acteurs impliqués dans les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23.
Dans son communiqué, le mouvement insiste sur un point clé : seuls 9 des 15 détenus libérés figuraient sur la liste qu’il avait transmise dans le cadre des négociations.
« Sur les 15 détenus libérés par le régime de Kinshasa, 9 figurent sur la liste des 768 personnes que notre organisation avait transmise à la médiation », précise le document.
L’AFC/M23 apporte également des clarifications sur les six autres personnes : « Parmi les 6 autres, l’un est un ressortissant ougandais qui n’entretient aucun lien avec notre organisation. Les 5 autres détenus, arrêtés notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa, ne figurent pas sur la liste que nous avions remise à la médiation ».
Si le mouvement salue l’implication du CICR et des autorités ougandaises dans le processus logistique, il estime toutefois que cette libération reste limitée au regard des engagements pris.
« L’acte posé par le régime de Kinshasa est encourageant mais reste insignifiant par rapport à ses engagements pris dans le cadre du protocole sur la libération des prisonniers », peut-on lire dans le communiqué.
L’AFC/M23 appelle ainsi à une accélération du processus et exige davantage de transparence : « Le régime de Kinshasa doit libérer tous les citoyens exigés par notre mouvement arrêtés au motif de leurs liens présumés avec notre organisation ».
Le mouvement demande également la transmission d’une liste complète des détenus encore en attente de libération, ainsi qu’un calendrier précis pour leur remise en liberté.
Cette nouvelle étape intervient dans un contexte encore fragile dans l’est de la RDC, où les avancées diplomatiques restent étroitement liées à la mise en œuvre effective des engagements pris par les différentes parties.

