La situation sécuritaire se dégrade en commune de Mulekera, dans la ville de Beni. La société civile locale dénonce une recrudescence des incursions nocturnes et diurnes. Les quartiers Kalinda et Matonge sont devenus les cibles privilégiées des bandits armés qui opèrent désormais de jour comme de nuit.
Selon la société civile de Mulekera, depuis environ un mois, il ne se passe plus une nuit sans cas de cambriolage. Les bandits agissent sans inquiétude, plongeant la population dans la psychose.
« Actuellement, on ne passe pas une nuit ou une journée sans enregistrer des cas de cambriolage ou des incursions armées », dénonce Sabuni Joseph, président de la société civile communale de Mulekera.
La structure citoyenne pointe du doigt certains Officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui privilégieraient l’amende au détriment de la justice. Elle dénonce la libération de suspects moyennant paiement et met en garde :
« Ces pratiques favorisent l’impunité et poussent la population vers la justice populaire, en hausse dans la commune », a-t-il déclaré.
Pour faire face, elle appelle la population à renforcer la vigilance et l’alerte communautaire.
Chaque ménage est invité à se doter de sifflets, de bidons et de tam-tams, chaque avenue à acquérir au moins une radio Motorola. La jeunesse est également appelée à la solidarité et à ne pas s’associer aux groupes de bandits.
La société civile demande à l’appareil judiciaire d’acheminer systématiquement les bandits appréhendés vers les maisons de correction et aux autorités urbaines de surveiller activement leurs services.
Cette alerte intervient alors que la ville de Beni enregistre plusieurs incursions de bandits armés, suscitant une vive inquiétude au sein de la population.







