L’opposant congolais Moïse Katumbi a annoncé, ce mercredi 4 novembre 2026, l’arrivée dans les prochains jours à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, de la coalition de l’opposition C64.
En exil, le président d’Ensemble pour la République a indiqué, dans une interview accordée au journal Jeune Afrique, que l’opposition maintient son programme de rencontre avec le président Félix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila.
Réunis à Rome, les cinq principaux dirigeants de l’opposition réunis au sein de la coalition Article 64, avaient annoncé, le 27 octobre 2026, leur intention d’échanger avec Félix Tshisekedi et Joseph Kabila afin de tenter d’amorcer une sortie de crise politique et sécuritaire dans le pays.
Moïse Katumbi affirme que la première étape consistera à rencontrer le président de la RDC, une étape à laquelle il ne participera pas, étant donné que lui-même et Matata Ponyo sont en exil.
Membre de la coalition de l’opposition, il réaffirme son attachement à la Constitution et à une solution pacifique à la crise congolaise.
Dans cet entretien, Moïse Katumbi a présenté sa coalition comme un mouvement qui défend la Constitution.
Il s’oppose, d’une part, à tout maintien au pouvoir du président Félix Tshisekedi par une révision de la Constitution et, d’autre part, à toute prise du pouvoir par les armes.
Le voyage à Goma sans enjeux ?
« Nous irons à Goma avec les autres collègues qui viendront de Kinshasa. Goma, c’est en RDC et Kabila est Congolais. Ce n’est pas correct que le gouvernement négocie avec le FRN à Doha, mais interdise aux autres Congolais de le rencontrer », a-t-il déclaré.
Il affirme que l’étape de Goma interviendra après la tournée de l’opposition et qu’elle se fera au grand jour.
Il faut dire que les autorités du FRN avaient indiqué qu’elles étaient prêtes à rencontrer l’opposition, rappelant que la ville de Goma se trouve en RDC et que tout Congolais était libre de s’y rendre. Cependant, le FRN avait remis en question la casquette de médiateur que voulait arborer la C64 se présentant comme acteur neutre entre le régime de Kinshasa et le mouvement dirigé par Joseph Kabila. Corneille Nangaa, vice-président du FRN avait alors demandé aux dirigeants de la C64 de poursuivre leur lutte initiale de défense de l’ordre constitutionnel.







