Le vice-président du Front pour la refondation de la nation (FRN), Corneille Nangaa, s’est dit favorable, le jeudi 29 octobre 2026, à l’arrivée de la Coalition Article 64 (C64) à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette déclaration intervient après l’annonce, à Rome, de l’opposition congolaise, qui s’est dite disposée à rencontrer le président Félix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila pour rechercher une issue à la crise politique et sécuritaire.
Sur son compte X, Corneille Nangaa a critiqué l’évolution de la position de la C64, qu’il accuse de s’éloigner de sa mission initiale de défense de la Constitution au profit d’une démarche de dialogue et de médiation.
Le responsable du FRN a interrogé la légitimité de la plateforme à jouer un rôle de médiateur entre les acteurs politiques.
« À nos amis de la Coalition Article 64, nous posons donc cette question avec la déférence qui vous est due et la franchise qu’exige la vérité : au nom de qui prétendez-vous arbitrer ? Et entre qui et qui ? », a-t-il poursuivi.
Le vice-président du FRN a par ailleurs présenté Goma comme un lieu de résistance et de dialogue, invitant la C64 à y rencontrer les responsables de sa coalition.
« Si vous souhaitez nous rencontrer, venez à Goma. Vous y serez accueillis avec considération et avec honneur, non comme des arbitres prétendant départager la Constitution et ceux qui la transgressent, mais comme les défenseurs du droit que vous entendiez être à votre naissance », a-t-il déclaré.
Corneille Nangaa a rappelé à l’opposition que la ville de Goma avait déjà accueilli les évêques de la CENCO et de l’ECC, des hauts représentants des Nations unies et de l’Union européenne, ainsi que d’anciens chefs d’État engagés dans les démarches de l’Union africaine.
« La RDC libre ne ferme ses portes à personne », a conclu Corneille Nangaa, vice-président du FRN.
Dans sa démarche, la C64 entend favoriser un dialogue national inclusif destiné à préserver les intérêts nationaux et à rechercher une issue durable à la crise.
Elle prévoit également de mener un plaidoyer auprès des partenaires de la RDC pour soutenir une solution négociée.







