La Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), à travers sa Section des affaires civiles, a lancé lundi 26 octobre 2026 les travaux de construction du marché de Mayi-Moya, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Il s’agit d’un projet à impact rapide (QIP) d’un montant de 49 000 dollars américains, qui vise à améliorer les conditions de commercialisation des produits locaux et à renforcer la cohésion sociale dans une zone marquée par l’insécurité.
Les travaux, dont la durée est estimée à trois mois, permettront de doter cette localité d’infrastructures modernes adaptées aux besoins des commerçants.
Située dans la localité de Liva, au sein du groupement Bambuba-Kisiki, Mayi-Moya constitue un important carrefour commercial pour les communautés rurales du territoire de Beni.
Malgré les défis sécuritaires liés aux attaques récurrentes des ADF, le marché demeure un point d’échange majeur pour l’écoulement des produits agricoles et forestiers.
Jusqu’à présent, la majorité des commerçants y exposent leurs marchandises à même le sol, les rendant vulnérables aux intempéries et occasionnant d’importantes pertes économiques.

Le projet prévoit la construction de deux hangars de 25 mètres sur 15 mètres chacun, d’un bureau de gestion ainsi que d’un bloc sanitaire avec deux compartiments distincts pour les hommes et les femmes. Les installations seront accessibles aux personnes vivant avec un handicap.
Les travaux comprendront également l’aménagement des abords, notamment le drainage des eaux pluviales et le pavage des zones critiques.
Pour Patrick Musuabo, président de la société civile locale, cette infrastructure répond à un besoin réel : « Tout le monde fréquente le marché. Tout le monde viendra pour se procurer des produits de première nécessité, d’autant plus que nous sommes à côté des champs. »
Selon les estimations, environ 13 000 personnes bénéficieront directement de ce projet, dont au moins 60 % de femmes et de jeunes filles.
Au-delà de l’amélioration des conditions de travail, le projet devrait contribuer à réduire les pertes de marchandises et à renforcer les opportunités économiques pour les jeunes.
Le chef du groupement Bambuba-Kisiki a souligné la portée de cette infrastructure : « Mayi-Moya est le carrefour de nos concessions forestières. Tous les produits qui viennent de ces concessions passent par ici et sont vendus à même le sol, sous la pluie. Ce marché, c’est le retour de la paix, le retour de l’autorité de l’État et la cohabitation pacifique entre les communautés. Nous disons merci à la MONUSCO qui ne construit pas un hangar, mais plutôt l’espoir de Mayi-Moya. »







