Au moins huit personnes ont été tuées par balles, selon un bilan encore provisoire, lors d’une attaque armée signalée dans la nuit du samedi au dimanche 27 septembre 2026, dans la localité de Burungu, en groupement Bashali Kaembe, territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
D’après les informations en notre possession, il s’agirait d’une incursion d’hommes armés assimilés aux Wazalendo, qui auraient tiré à bout portant sur des civils, causant la mort de plusieurs personnes et faisant plusieurs blessés.
Selon les mêmes sources, le motif de cette attaque demeure inconnu, malgré les enquêtes menées par les autorités locales.
L’attaque aurait également ciblé une boutique, dont la porte a été partiellement endommagée. Les assaillants auraient emporté des paires de bottes et quelques sacs de riz. Les autres boutiques de l’agglomération n’auraient pas été ciblées.
Toujours selon les informations recueillies, les victimes auraient été spécifiquement ciblées. L’agglomération aurait été dépourvue de militaires au moment des faits, à l’exception de quelques éléments de la défense locale, visibles dans la zone, mais qui n’auraient pas réagi lors de l’attaque.
Ces assassinats suscitent une vive désolation au sein de la population locale, qui dit ne pas comprendre le mode opératoire des assaillants dans une zone présentée comme étant sous contrôle des éléments de l’AFC-M23.
Avant de passer à l’action, les assaillants auraient crépité des balles dans tous les sens, semant la panique dans l’agglomération. Ils auraient également extorqué de l’argent et des téléphones aux personnes encore présentes dans les rues.
« C’est juste que nous avons été attaqués la nuit. L’ennemi est arrivé en crépitant plusieurs balles. Il y a huit morts du côté des civils et des blessés qui sont dans des structures sanitaires. Ici, nous n’avons pas de militaires. Nous savons seulement que les policiers sont venus en ciblant certaines personnes dans l’agglomération. Ils ont même démoli une boutique où ils ont emporté des bottes et des sacs de riz. Ils avaient seulement un objectif. Si c’était aussi le pillage, ils devaient casser toutes les boutiques », témoigne un habitant de Burungu.
Cette situation plonge la population dans un climat de peur. Au moment de la rédaction de cet article, les corps des victimes seraient encore abandonnés sur place, selon les informations recueillies.
La population locale appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités et à renforcer les dispositifs sécuritaires dans cette agglomération, chef-lieu de la localité de Burungu, afin de protéger les civils et prévenir de nouvelles attaques.







