L’opposant congolais Marley Vuvu a été transféré mardi 25 août 2026, en début de soirée, au parquet près le tribunal de paix de Kinshasa-Gombe, après son arrestation dans la capitale.
Accompagné de son avocat, Marley Vuvu est arrivé au parquet, où il doit être entendu dans le cadre de l’instruction de son dossier. Les circonstances précises de son arrestation et les faits qui lui sont reprochés n’ont pas été officiellement détaillés dans l’immédiat.
Le Mouvement des Révolutionnaires Congolais (MRC), dont Marley Vuvu est le coordonnateur, avait dénoncé mardi son arrestation et exigé sa « libération immédiate et sans condition ».
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Gédéon Mbidi, le mouvement affirme que son responsable a été privé de liberté « alors qu’aucune charge ne lui a été officiellement communiquée ».
Le MRC qualifie cette arrestation de nouvelle manifestation de ce qu’il présente comme une répression politique. « Le MRC dénonce avec fermeté cette nouvelle manifestation de l’arbitraire et de la persécution politique dont son coordonnateur fait l’objet », affirme le communiqué, évoquant la « énième fois » que Marley Vuvu serait privé de liberté.
Le mouvement demande aux autorités judiciaires de faire la lumière sur les circonstances de cette arrestation, d’établir les responsabilités éventuelles et de garantir les droits de son coordonnateur.
Le transfert de Marley Vuvu au parquet marque désormais l’ouverture d’une phase judiciaire dans cette affaire. Les autorités judiciaires n’ont pas, à ce stade, communiqué publiquement sur les éventuelles charges retenues contre l’opposant ni sur les suites qui seront données à son dossier.
Le MRC, de son côté, maintient sa demande de libération et appelle au respect des droits de son coordonnateur, dans un contexte politique congolais marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition.







