La Ligue des jeunes du parti d’opposition Ensemble pour la République a exigé, mardi 21 juillet 2026, la libération « immédiate et sans condition » de son coordonnateur au Nord-Kivu 2, Clovis Mutsuva, détenu depuis le 18 juillet à l’Auditorat militaire de Beni.
Dans un communiqué, cette structure politique affirme que son responsable est poursuivi en raison de ses prises de position sur la situation sécuritaire dans la région de Beni, après le massacre attribué aux combattants des ADF ayant coûté la vie à l’humoriste Nzanzu Mangesse et à des membres de sa famille.
« Clovis Mutsuva a effectué une descente sur terrain où il a enregistré et diffusé une vidéo dans laquelle il exprimait la douleur et l’indignation d’une population meurtrie », indique le communiqué signé par Espoir Ngalukiye, coordonnateur provincial de la Ligue des jeunes d’Ensemble pour la République au Nord-Kivu 1.
Selon le parti, dans cette vidéo, Clovis Mutsuva interpellait les autorités militaires sur la persistance de l’insécurité dans le territoire de Beni et appelait les responsables sécuritaires à renforcer leur présence sur le terrain.
« Pour ce cri du cœur, pour cette parole de vérité portée au nom de la majorité silencieuse, la justice militaire a choisi de le poursuivre et de l’emprisonner, au lieu de s’attaquer aux véritables responsables des massacres », dénonce la Ligue des jeunes dans son communiqué.
L’organisation demande l’abandon des poursuites engagées contre son responsable et appelle au respect de la liberté d’expression.
« Nous exigeons le respect scrupuleux, par les autorités militaires, de la liberté d’expression et du droit de la population à réclamer la paix et la sécurité », poursuit le communiqué.
Les autorités judiciaires et militaires de Beni n’ont pas encore communiqué officiellement sur les faits reprochés à Clovis Mutsuva ni sur la procédure engagée contre lui.
Clovis Mutsuva est également connu dans la région de Beni pour ses prises de position publiques sur les questions de gouvernance, de développement local et de sécurité.
Son arrestation suscite des réactions au sein de plusieurs acteurs politiques et de la société civile, qui demandent des clarifications sur les motifs de sa détention et appellent au respect des libertés publiques.

