Face à la persistance de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, l’organisation WAHDi ASBL, avec l’appui du Fonds pour les Femmes Congolaises, intensifie les actions de sensibilisation auprès des communautés afin de renforcer la prévention et encourager une prise en charge rapide des cas suspects.
Dans un message adressé à la population, WAHDi ASBL rappelle que la maladie à virus Ebola demeure une affection grave et potentiellement mortelle, mais que sa propagation peut être limitée grâce au respect des mesures de prévention.
« La maladie à virus Ebola est une maladie grave et potentiellement mortelle. Toutefois, elle peut être évitée si chacun de nous adopte les bons comportements de prévention », souligne l’organisation dans son message de sensibilisation.
WAHDi ASBL invite la population à rester vigilante face aux principaux signes pouvant alerter, notamment une forte fièvre soudaine, une fatigue intense, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements, de la diarrhée ainsi que des saignements dans certains cas.
« Dès l’apparition de ces symptômes, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche », recommande l’organisation, insistant sur l’importance d’une intervention rapide pour limiter les conséquences de la maladie.
L’organisation appelle également les communautés à éviter tout contact direct avec les personnes présentant des signes suspects et à informer rapidement les autorités sanitaires afin de faciliter les investigations et la prise en charge.
« Une prise en charge précoce peut sauver des vies », rappelle WAHDi ASBL, qui encourage la population à rester mobilisée dans la lutte contre Ebola et à adopter les gestes de protection recommandés par les services sanitaires.
Rappelons qu’à la date du 7 juillet 2026, la République démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo, déclarée le 15 mai dernier. Le bilan provisoire fait état de 1 759 cas confirmés, dont 600 décès, soit un taux de létalité de 34,1 %. Au total, 750 personnes ont été guéries, tandis que 285 patients sont actuellement prises en charge. Environ 80 % des contacts identifiés font l’objet d’un suivi. Jusqu’à présent, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu étaient les seules officiellement touchées.

