Les autorités congolaises de la ville-province de Kinshasa ont annoncé, lundi 6 juillet 2026, qu’elles encadreraient la manifestation de l’opposition prévue le 22 juillet à Kinshasa, tout en mettant en garde contre tout acte susceptible de troubler l’ordre public.
Les présidents et responsables des partis Action pour la Cité (A.Ch), ECiDé, Ensemble pour la République, LGD et Envol, parmi lesquels Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, ont notifié au gouverneur de Kinshasa leur intention d’organiser une marche pacifique en direction du Palais de la Nation.
Dans leur correspondance datée du 4 juillet et transmise notamment au vice-Premier ministre de l’Intérieur, à la Police nationale congolaise et aux bourgmestres des communes concernées, les organisateurs indiquent que les manifestants convergeront à partir de 9h00 depuis plusieurs points de rassemblement avant de remettre un mémorandum au président Félix Tshisekedi.
Les signataires assurent que la manifestation sera « strictement pacifique » et demandent aux autorités de prendre « les dispositions nécessaires » pour garantir la sécurité des participants.
En réaction, une réunion de sécurité s’est tenue dimanche à Kinshasa sous la présidence du vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, en présence des responsables des services de sécurité, des renseignements et des autorités provinciales, afin de préparer l’encadrement de cette manifestation.
À l’issue de cette réunion, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a affirmé que les forces de défense et de sécurité assureront le maintien de l’ordre « dans un esprit républicain et démocratique ».
« Tout doit se faire dans les normes établies… mais également en assurant la liberté aux paisibles citoyens qui veulent bien vaquer à autre chose », a déclaré Daniel Bumba à la presse à l’issue de la réunion.
Cette manifestation intervient alors qu’une partie des principaux leaders de l’opposition, dont Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, se trouvent à Bujumbura pour des consultations à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine.

