À l’approche de la manifestation de l’opposition prévue le 12 juillet à Lubumbashi, les autorités urbaines ont décidé d’interdire toutes les marches, manifestations publiques et réunions organisées en dehors des sièges des partis politiques. Cette mesure vise à maintenir l’ordre public et à prévenir d’éventuelles tensions.
Dans un communiqué officiel signé le 3 juillet 2026, l’adjoint au maire, Patrick Kafwimbi Mumamba, explique que cette décision vise à préserver la stabilité dans la ville.
« Dans le souci de préserver l’ordre public, la quiétude sociale ainsi que le bon usage des espaces publics de la ville de Lubumbashi, le maire intérimaire porte à la connaissance de la population que toute réunion à caractère politique ou non politique, organisée par des acteurs politiques et/ou par des jeunes affiliés ou non à des partis politiques, de même que toute marche ou manifestation publique, est interdite sur toute l’étendue de la ville de Lubumbashi », indique le communiqué.
L’autorité urbaine précise que les partis politiques doivent désormais organiser leurs activités uniquement dans leurs sièges ou permanences.
« Les partis politiques sont tenus d’organiser leurs réunions, rencontres et autres activités exclusivement dans leurs permanences ou sièges officiels, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur », rappelle le document.
Cette décision intervient alors que le mouvement C64 appelle à des marches dans plusieurs villes du pays pour s’opposer à toute modification de la Constitution.
Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle continue de diviser la classe politique congolaise.
En conséquence, les membres du comité urbain de sécurité sont chargés de veiller à l’application stricte de cette mesure sur toute l’étendue de la ville.
Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo.
Le communiqué précise que cette mesure est entrée en vigueur à la date de sa signature.
À Lubumbashi, cette décision signifie que toute manifestation publique reste interdite jusqu’à nouvel ordre, obligeant les partis politiques et organisations à limiter leurs activités à leurs sièges officiels.
Kethia Rugamika

