La population du village de Kahira, dans la chefferie de Bashali, lance un cri de détresse face à la pénurie d’eau potable qui persiste depuis plus de cinq mois dans cette partie du territoire de Masisi.
Selon Baseme Innocent, leader local, cette situation expose davantage les habitants à plusieurs maladies d’origine hydrique, notamment le choléra, dont des cas sont actuellement signalés dans la région.
Ce responsable local précise qu’à ce jour, aucune borne-fontaine n’est opérationnelle dans le village.
Cette situation contraint les habitants à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau de ruissellement, souvent impropre à la consommation.
« Depuis plus de cinq mois, notre village ne dispose plus d’eau potable. Toutes les bornes-fontaines sont hors service. Les habitants, en particulier les femmes et les jeunes filles, parcourent de longues distances pour chercher de l’eau de ruissellement. Cette situation nous expose aux maladies hydriques comme le choléra et accroît également les risques d’insécurité », explique Baseme Innocent.
Il appelle les autorités et les organisations humanitaires à intervenir en urgence pour réhabiliter les bornes-fontaines, particulièrement en cette période marquée par une forte sécheresse dans la région.
Outre l’insécurité persistante, cette pénurie d’eau constitue une menace supplémentaire pour la population.
Les femmes et les jeunes filles, chargées de la corvée d’eau, s’exposent davantage aux risques sécuritaires en parcourant de longues distances.
Le leader local estime également que le manque d’accès à une eau potable pourrait favoriser la propagation de maladies, alors que la province fait déjà face à des alertes sanitaires.
Il appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin de prévenir une aggravation de la situation.

