La grève décrétée par l’intersyndical des enseignants du secteur public reste largement suivie dans la ville de Butembo. Ce mercredi, plusieurs écoles primaires sont restées fermées, notamment Vutetsi, Butembo-Cité, Kitatumba, Tsaka-Tsaka et Mater Ecclésiae.
Dans les enceintes de ces établissements, le constat est le même : un calme inhabituel, marqué par l’absence des élèves et de leurs enseignants. Les salles de classe sont restées vides, témoignant de l’ampleur du mouvement de grève entamé depuis le début de la semaine.
Contacté dans son bureau et ayant requis l’anonymat, un directeur d’école reconnaît le bien-fondé des revendications des enseignants, tout en exprimant ses inquiétudes quant au moment choisi.
« Les revendications des enseignants sont légitimes. Mais l’heure n’est pas à une telle action, vu que nous approchons la fin de l’année scolaire. Comme responsable, je regrette cette situation », a-t-il déclaré.
L’intersyndical des enseignants du secteur public a lancé ce mouvement de grève depuis le lundi 13 avril 2026 à Butembo et dans ses environs. À la base, les enseignants exigent le paiement des salaires du mois de mars, toujours impayé, ainsi que celui du mois d’avril, attendu dans les prochains jours.
Outre les arriérés de salaires, les grévistes dénoncent également le non-respect des accords de Bibwa. Ils pointent notamment la non-prise en charge des enseignants dits « N.U. », l’absence d’amélioration de leurs conditions salariales, ainsi que le retard dans la mise à la retraite effective des agents déjà sélectionnés.
Réunis le même lundi pour évaluer leur mouvement, ces professionnels de la craie, majoritairement du niveau primaire, ont conditionné la reprise des cours à la satisfaction de leurs revendications.
Une situation qui pourrait compromettre la fin de l’année scolaire si aucune solution rapide n’est trouvée.

