L’édition 2026 de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) a démarré ce jeudi 4 juin au Nord-Kivu.
Au total, 168 139 candidats sont attendus, dont 85 641 filles, soit un taux de 51 %. Un signal fort pour la scolarisation des filles malgré le contexte sécuritaire.
Les épreuves se déroulent dans 674 centres de passation répartis à travers toute la province.
Dans la ville de Beni, la cérémonie officielle de lancement a eu lieu à l’école primaire Mapendano, dans la commune de Bungulu. Elle a été présidée par Mme Prisca Luanda Kamala, coordonnatrice principale du gouverneur militaire du Nord-Kivu, sous le régime de Kinshasa, en charge de l’éducation.
Elle s’est dite « satisfaite » de voir tous les enfants du Nord-Kivu passer cet examen dans de bonnes conditions. Elle a salué la gratuité de l’enseignement primaire instaurée depuis 2019 par le président Félix Tshisekedi, qui permet également aux élèves des écoles privées de ne pas payer les frais de passation.
Prisca Luanda Kamala a aussi remercié l’UNICEF, partenaire clé qui a contribué à l’acheminement des épreuves de Kinshasa vers Beni et Goma malgré le contexte de guerre qui frappe la province.
Sécurité et santé : deux défis majeurs
« Nous sommes dans une province en guerre, nous devons d’abord protéger nos enfants », a insisté la coordonnatrice. Jusqu’à jeudi matin, aucun centre n’avait signalé d’incident empêchant le déroulement des épreuves.
Des mesures de rattrapage sont toutefois prévues pour les candidats qui seraient empêchés de composer, à l’image de ce qui avait été fait lors de l’édition précédente au Nord-Kivu.
La coordonnatrice a profité de l’occasion pour appeler au respect strict de l’arrêté du gouverneur militaire et à la vigilance face à l’épidémie d’Ebola. « Cela ne concerne pas seulement les écoles, mais aussi nos ménages et tous les lieux que nous fréquentons. Nous devons nous protéger », a-t-elle martelé.

