Dans le quartier Volcan, en commune de Goma, les travaux de pavage de l’avenue Tulipier suscitent un large sentiment de soulagement et d’espoir.
Longtemps décriée pour son état de dégradation avancée, cette voie connaît aujourd’hui une transformation visible grâce à une initiative des autorités, portée par les habitants.
Sur le terrain, ce 8 juin 2026, les habitants rencontrés expriment une satisfaction quasi unanime. Pour beaucoup, cette route représentait depuis des années un véritable casse-tête au quotidien, entre poussière en saison sèche et inondations d’eaux stagnantes en période de pluie.
« Nous sommes très contents de ces travaux. Avant, nous avions beaucoup de difficultés à circuler à cause de la poussière pendant la saison sèche et des eaux stagnantes qui bloquaient souvent le passage lorsqu’il pleuvait », confie Victoire Janvier, habitante du quartier Volcan, rencontrée devant sa boutique.
Du côté des conducteurs de motos-taxis, l’enthousiasme est tout aussi palpable. Ils estiment que le pavage de cette avenue va considérablement améliorer leurs conditions de travail et réduire l’usure prématurée de leurs engins.
« Cette route va beaucoup nous aider. Avant, nos motos s’abîmaient rapidement à cause du mauvais état de la chaussée. Avec le pavage, nous pourrons circuler plus facilement et transporter nos clients dans de meilleures conditions », explique Sami Patrick, motard du quartier.
Pour les habitants, ces travaux marquent une avancée importante dans l’amélioration du cadre de vie et du réseau routier local du quartier Volcan. Ils espèrent désormais une accélération du chantier afin d’en profiter pleinement dans les meilleurs délais.
Au-delà de cette avenue, plusieurs projets d’infrastructures sont en cours dans la ville de Goma et ses environs, notamment la réhabilitation de la route dite Vision 30 vers le territoire de Nyiragongo, la construction de caniveaux sur l’axe Katindo–Ndosho, ainsi que la remise en état de l’éclairage public. Des initiatives des autorités de l’AFC-M23 globalement bien accueillies par les habitants, qui y voient un signe de relance progressive des infrastructures urbaines.
Josephine Batenga

