Une vive tension a été enregistrée ce mercredi 15 avril 2026 dans la commune de Kenya, à Lubumbashi, dans le sud-est du pays. Des affrontements violents ont opposé des jeunes issus de partis politiques rivaux, plongeant cette partie de la ville dans un climat de chaos et d’insécurité.
Selon plusieurs sources, des jeunes affiliés à l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC) et ceux de l’Action pour la Rupture et le Développement (ARDev) se sont, une nouvelle fois, affrontés dans les rues de cette commune réputée sensible.
Le bilan provisoire fait état d’au moins deux véhicules incendiés, de plusieurs boutiques pillées et de nombreux blessés, parmi lesquels des manifestants et des passants pris au piège de ces violences.
À l’origine de ces tensions : un conflit autour du contrôle des arrêts de bus et des stations de tricycles, un enjeu économique local devenu source de rivalités entre les deux camps. Après de vives altercations, les affrontements ont dégénéré en jets de pierres, provoquant panique et désolation.
Contacté, Bertin Tshoz, team leader de la thématique gouvernance, sécurité et paix au sein du cadre de concertation de la société civile, alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire dans cette commune, souvent surnommée « rouge ».
Il précise que ces troubles, observés depuis mardi et intensifiés ce mercredi, opposent principalement des militants de l’UNAFEC à ceux de l’ARDev, avec des conséquences directes sur la vie quotidienne des habitants.
Plusieurs activités commerciales ont été paralysées, tandis que des pneus ont été brûlés sur la voie publique, accentuant le climat de peur.
Depuis plusieurs semaines, la commune de Kenya semble plongée dans un désordre persistant. Les habitants, désemparés, dénoncent une absence d’intervention efficace des autorités face à la montée de l’insécurité.
Face à cette situation préoccupante, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à une réaction urgente des autorités, afin de rétablir l’ordre et de garantir la sécurité des populations.

