La population de Bihambwe, dans le groupement Kibabi en chefferie de Bahunde, alerte une nouvelle fois sur la situation difficile qu’elle traverse. Les habitants voient leur quotidien menacé par les débordements répétés des rivières Mumba et Rushoga, un phénomène qui s’aggrave.
Dans la nuit du mercredi 19 novembre 2025, les eaux ont de nouveau quitté leur lit pour envahir plusieurs habitations. Selon les témoignages, des latrines ont été emportées, des maisons fragilisées et des biens endommagés.
« Nous étions en train de reconstruire nos maisons après notre retour, mais voilà que les eaux reviennent tout détruire », déplore un habitant.
Un leader communautaire rappelle que ces crues deviennent incontrôlables. « Elles détruisent les toilettes, affaiblissent les fondations des maisons et mettent la population en grand danger », alerte-t-il. La communauté vit désormais dans l’angoisse à chaque pluie.

Les dégâts matériels s’accompagnent d’un risque sanitaire croissant. Avec des latrines emportées, la contamination de l’environnement devient inévitable. « Certains habitants n’ont pas d’autre choix que d’utiliser cette eau pour laver les vêtements ou rincer les aliments. Nous craignons sérieusement les maladies hydriques », poursuit le leader.
Les habitants demandent une intervention urgente des autorités et des organisations humanitaires : stabilisation des berges, reconstruction des latrines et appui aux ménages sinistrés. « Nous ne pouvons pas vivre dans cette insécurité environnementale permanente », plaide un autre habitant.
En attendant une aide, les familles tentent de s’organiser en traçant des canaux pour orienter les eaux.

