La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a réagi aux déclarations du gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johny Luboya Nkashama, l’accusant de complaisance envers la milice CODECO.
Sur son compte X, le leader de la CRP, Thomas Lubanga, s’est dit « sidéré » par la prise de position du gouverneur sur Radio France Internationale.
Il affirme que ce dernier « se convertit en porte-parole de la milice CODECO, justifiant ainsi les crimes ignobles et gratuits perpétrés contre les civils ».
Le responsable de la CRP va plus loin en dénonçant ce qu’il qualifie d’« alliance contre nature » entre les autorités provinciales et ce groupe armé.
« Le monde entier doit savoir désormais que le gouverneur Luboya et les CODECO font un, et qu’ensemble ils portent l’entière responsabilité des crimes de masse en Ituri », a-t-il martelé, évoquant même « un génocide d’État ».
La CRP rejette par ailleurs toute implication dans les violences contre les civils. Thomas Lubanga insiste sur le fait que les opérations menées récemment par ses éléments « visaient strictement des positions militaires des FARDC », excluant toute attaque contre des populations.
En debut de week-end, la CRP a alerté sur une détérioration continue de la situation malgré les assises de paix tenues à Kampala du 20 au 25 avril.
Le mouvement affirme que ses positions ont été la cible d’attaques coordonnées à Iga Barrière, Bule et Berunda, tout en dénonçant l’arrestation de plusieurs personnes présumées proches de ses rangs.
Dans une communication antérieure, la CRP accuse également des chefs de milices locales d’être impliqués dans des massacres de civils dans plusieurs localités autour de Pimbo, faisant au moins 48 morts et plus de 200 blessés. Le groupe condamne ces violences, exige l’arrestation des personnes citées et prévient qu’il « se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences ».
Blaise Basabose

