La coordination provinciale de la société civile forces vives de l’Ituri tire la sonnette d’alarme face à une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire dans plusieurs zones de la province.
Dans une communication faite ce vendredi 1er mai 2026, son coordonnateur, Dieudonné Litori, affirme que des attaques armées et des actes de violence ont été signalés depuis le début de la semaine. Mardi 28 avril 2026, des miliciens de la CODECO ont fait une incursion dans le village de Bassa, où plusieurs civils auraient été tués et des habitations incendiées.
La société civile évoque également des exactions dans le groupement de Mayalibo, en chefferie de Mambisa, ainsi que dans d’autres entités voisines, notamment Bayamabadjeri, où des corps sans vie seraient encore visibles. Au moins une centaine de corps gisent au sol.
Plusieurs corps de civils seraient en état de décomposition dans différentes localités touchées.
Par ailleurs, le territoire d’Aru n’est pas épargné. La criminalité y serait en forte hausse, notamment dans la chefferie de Zaki, à Ariwara, où des journées « villes mortes » ont été observées pendant 48 heures, paralysant les activités économiques.
Face à cette succession d’incidents, la société civile craint une extension de l’insécurité à l’ensemble de la province, alors même que certaines zones commençaient à retrouver une relative accalmie. Elle rappelle notamment les récents massacres attribués aux rebelles ADF dans le territoire de Mambasa, soulignant un risque réel de replongée dans un cycle de violences.
La société civile insiste sur la nécessité d’actions urgentes et concrètes sur le terrain. Elle appelle notamment au déploiement rapide des équipes pour l’inhumation des victimes, certaines dépouilles étant encore exposées plusieurs jours après les attaques.
Elle demande également l’ouverture d’enquêtes judiciaires afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces violences.

