La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a dénoncé, vendredi 1er mai 2026, une dégradation de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, malgré la tenue récente d’assises sur la paix à Kampala.
Selon le mouvement, ces rencontres organisées du 20 au 25 avril sous l’égide du gouvernement ougandais ont réuni des délégués de Kinshasa et de la CRP en vue de mettre fin aux violences.
« Au cours de cette rencontre, la C.R.P. a dressé un état des lieux complet de la situation sécuritaire en Ituri, avant de souscrire à des engagements fermes en faveur du dialogue et de proposer des pistes de solutions assorties d’une feuille de route claire pour le retour de la paix », indique la déclaration signée par Pierre Anyolitho Ugwaru.
Toutefois, la CRP affirme que, parallèlement à ces discussions, ses positions ont été ciblées par des attaques.
« Durant la même période, il a été enregistré des attaques coordonnées et multiples contre nos éléments, notamment à Iga Barrière, à Bule et dans la région de Berunda, sans oublier de nombreuses arrestations de personnes présumées appartenir à la C.R.P. », dénonce le mouvement.
La CRP évoque une riposte de ses forces face à ce qu’elle qualifie de provocations.
« Cette situation de provocation délibérée a déclenché une riposte de nos éléments sur la position des FARDC de la localité de Pimbo, en vue de les dissuader dans leurs actions militaires inutilement déstabilisatrices », poursuit le communiqué.
Dans le même document, le mouvement accuse des responsables militaires et des miliciens d’être impliqués dans des violences contre des civils.
« À notre grande surprise, sur demande du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant général Johny Luboya N’Kashama, les nommés Bassa Zukpa et Désiré Sengedu ont organisé des massacres ignobles de civils dans plusieurs localités », affirme la CRP.
Le bilan avancé fait état de lourdes pertes humaines.
« Le bilan provisoire de ce carnage fait état de près de 48 personnes tuées, plus de 200 blessés et d’autres égarées en brousse », précise la déclaration.
La CRP condamne ces violences et appelle à des poursuites judiciaires.
« La C.R.P. condamne sans réserve ce énième massacre des civils et exige l’arrestation immédiate des précités, à savoir le lieutenant général Johny Luboya N’Kashama, Bassa Zukpa et Désiré Sengedu », insiste-t-elle.
Le mouvement prévient enfin qu’il pourrait tirer des conséquences en cas d’inaction.
« Faute de quoi, elle se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposeront », conclut la déclaration.

