Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a tenu des propos fermes à l’encontre des arrestations arbitraires de journalistes en République démocratique du Congo (RDC). C’était lors d’une conférence organisée le samedi 28 septembre à l’hôtel Sultani de Kinshasa, à l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information.
Il a souligné que toute tentative d’arrêter un journaliste sans fondement légal serait sévèrement sanctionnée. Il a promis de veiller à ce que les journalistes ne soient pas arrêtés dans l’exercice de leurs fonctions.
« Tout celui qui osera arrêter un journaliste de manière arbitraire, c’est lui qui sera arrêté », a-t-il déclaré.
Cette déclaration du ministre de la Justice intervient à un moment opportun, car les journalistes sont souvent victimes d’arrestations par des hommes politiques et des acteurs judiciaires.
Constant Mutamba a également précisé que depuis qu’il est à la tête du ministère de la Justice et Garde des Sceaux, il veille à ce qu’aucun journaliste ne soit arrêté de manière arbitraire.

« Nous devons faire en sorte que le journaliste ne devienne pas un cobaye des politiques, magistrats et avocats. Il est impératif de dépénaliser les délits de presse tout en mettant en place des mécanismes d’encadrement de ces infractions », a-t-il ajouté.
Toutefois, il a également adressé un message à l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), l’encourageant à jouer un rôle plus rigoureux dans la régulation du secteur. Selon le ministre, certains “moutons noirs” ternissent l’image de la profession, et il est urgent de procéder à un assainissement.
« L’UNPC devrait être un peu plus sévère. De grands journalistes de référence ont laissé place aux moutons noirs. Il est plus que temps de vous assainir », a-t-il plaidé.
Le ministre de la Justice, qui s’est engagé à réformer la justice congolaise considérée comme défaillante, suscite l’espoir d’une amélioration dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la protection des journalistes, souvent victimes d’abus.











