Le candidat malheureux de la présidentielle du 20 décembre 2023, Constant Mutamba, vient d’être nommé nouveau ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux par une ordonnance lue dans la matinée de ce mercredi 29 mai 2024. Cette nomination marque un tournant potentiel pour un système judiciaire souvent critiqué pour sa corruption et son inefficacité.
Né en 1988 à Luputa, Constant Mutamba s’est rapidement imposé sur la scène politique congolaise. Diplômé en droit de l’Université Protestante au Congo et détenteur d’un master en gestion et droit de l’entreprise de l’Université de Liège, Mutamba a fondé le cabinet d’avocats MKM Lawfirm et a été actif dans plusieurs organisations politiques, notamment le Front Commun pour le Congo (FCC) ainsi que le regroupement Dynamique Progressiste Révolutionnaire (DYPRO) qu’il préside.
Engagements et Vision
Mutamba est connu pour ses positions tranchées, notamment concernant les conflits dans l’Est de la RDC. Il a appelé à des poursuites judiciaires contre les Congolais impliqués dans des groupes armés et a proposé des actions légales contre le président rwandais Paul Kagame pour agression contre la RDC. “Il est crucial de mobiliser la machine judiciaire contre tous les complices internes et les membres du M23, ainsi que de saisir la Cour internationale de justice contre Paul Kagame,” avait-t-il déclaré dans un tweet récent.

Une mission de redressement d’une justice malade
Constant Mutamba arrive à la tête d’un ministère clé avec la promesse de réformer un secteur souvent critiqué et qualifié de malade. Il est attendu qu’il s’engage à lutter contre la corruption et à instaurer un parquet économique dédié à la traque des délinquants financiers. Sa vision est de restaurer la confiance dans les institutions judiciaires et de renforcer l’État de droit en RDC.
Notons par ailleurs que la nomination de Constant Mutamba est perçue par quelques analystes politiques congolais comme un signe fort de la volonté du gouvernement de renforcer l’État de droit en RDC, alors que la plupart restent sceptiques quant à cela. Les attentes sont donc élevées pour ce jeune ministre de 36 ans, dont les actions futures seront scrutées de près par les citoyens congolais et la communauté internationale.












