Situées en plein milieu du lac Kivu, avec un paysage qui fait rêver, les îles Ishovu et Ihoka voisines de Kalehe vivent la précarité primitive. Elles échappent doucement au contrôle de l’état congolais. Aucune institution administrative n’est présente sur ces deux sols insulaires. Entourées par le lac-Kivu, le seul moyen de transport qui unit ces deux îles est la pirogue ici les activités administratives s’exécutent au domicile du chef d’avenue ou au poste de santé.
Les mariages sont célébrés au domicile du Capita (chef d’avenue), à défaut de celui-ci à un poste de santé le plus proche. L’un de chef du village de Ishovu à Cibindi Monsieur Kakulikira Maheshe Bitakoma indique que sa population éprouve du mal à se nourrir. Il renseigne que le terre est devenue improductive.
Alors que les habitants vivaient de la cueillette, de la pêche aujourd’hui ils ont du mal à faire mordre les espèces aquatiques à l’hameçon. Cela s’explique par le fait que ses deux îles sont devenues des lieux de refuge des déplacés venus de plusieurs endroits et cela est à la base d’une explosion démographique. La population décrie la misère qu’elle traverse.
Cette situation est un véritable calvaire qu’elle traverse, elle n’a pas des revenus stables consistant pour nouer les deux bouts. Un bon nombre d’habitants s’adonnent à de petits commerces, des cannes à sucre, beignets. La boisson alcoolisée fait bonne affaire.

Lucienne Musasa, une femme de leader indique que l’État congolais ne s’occupe pas de la vie quotidienne de sa population. Elle affirme que les gens meurent de faim dans ses îles d’autres par maladie. La plupart des malades ont du mal à être sauvés, malgré qu’ils peuvent être sauvés. Mais le problème est que l’évacuation par pirogue prend du temps.
« Nous n’avons pas des cash, les enfants meurent dans nos maisons par manque des moyens pour se rendre à l’hôpital, les factures sont très élevées alors que nous n’avons pas des sources de revenus » déclare-t-elle.
Dans ses îles certaines organisations non gouvernementales ont fait leur part en installant des addictions d’eau. À Ishovu, l’addiction d’eau continue à poser un véritable casse-tête chinois tandis qu’à Ihoka l’eau coule abondamment. Kalehe est un des six territoires de la province du Sud-Kivu. Il abrite plusieurs communautés tribalo-éthniques dont les Bahavu qui sont majoritaires, les shis, les Hutus…
Cette partie de la province du Sud-Kivu a connu plusieurs situations désastreuses, qui ont nécessité des interventions humanitaires. C’est par exemple les conflits intercommunautaires dans les hauts plateaux, les catastrophes naturelles dans Bushushu et Nyamukubi, les maladies d’origines hydriques.






