40 cas de grossesses précoces chez les jeunes filles encore élèves ont été identifiés depuis la suspension des activités scolaires en territoire de Rutshuru, au Nord de la ville de Goma, suite à la guerre du M23.
Ces statistiques ont été livrées à Kivumorningpost par la dynamique des femmes engagées pour le changement et l’autorise en charge, DFCA en sigle, une organisation sans but lucratif qui œuvre en territoire de Rutshuru.
Clarice KIVUNDA, coordinatrice de l’organisation, renseigne que les violences armées qui secouent cette zone posent un problème sur l’avenir des jeunes filles, privées désormais de tout encadrement scolaire.
Ce qui met en péril la vie des plusieurs filles, qui jadis étaient assises en salles de classe avec de grands rêves dans leurs yeux.
« Nous avons enregistré plus de 40 cas de grossesse précoces suite au manque d’encadrement des élèves ici en territoire de Rutshuru. Mais aussi c’est dû à la pauvreté et l’incompétence des parents qui ne savent plus répondre aux besoins de leurs enfants » fait savoir Clarice KIVUNDA.
Les conditions économiques et sociales déplorables, l’insuffisance des notions sur la santé sexuelle et reproductive sont entre autres parmi les raisons des grossesses enregistrées chez ces jeunes filles, la plupart âgées de moins de 18 ans. Une fois enceintes, ces jeunes filles qui ont la plupart du potentiel pour briller, se retranchent de la société et sont mariées précocement, ajoute Clarice KIVUNDA.

« Quand une fille est enceinte, elle a peur d’être jugée par ses amis. Elle a peur de la colère des ses parents et se marie rapidement pour échapper à la pression des parents » fait-t-elle savoir.
Les cours ont été suspendus en territoire de Rutshuru depuis la mi-2022 suite à l’occupation des plusieurs localités par les rebelles du M23. Ce qui expose donc la vie de plusieurs enfants qui ne sont plus encadrées.
Pour rappel, une grossesse est considérée comme précoce lorsque l’âge de la mère est en dessous de 18 ou de 20 ans. On parle donc de grossesse précoce pour les mamans adolescentes. Le nombre de grossesses précoces est plus important dans les pays en développement.
Elles exposent des jeunes filles à des risques sur la santé comme la mortalité maternelle liés à la grossesse ou l’accouchement, contracter des infections sexuellement transmissibles et de développer des effets psychologiques préjudiciables à leur santé.
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