Au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de l’ITAV, à Butembo, les prestataires congolais observent un mouvement de grève depuis ce 5 novembre pour réclamer plus de 45 jours d’arriérés de rémunération.
Une situation qui risque de fragiliser la riposte contre Ebola dans la ville.
Selon l’un des grévistes, qui a requis l’anonymat, ils réclament plus de 45 jours d’arriérés de rémunération. Certains n’auraient rien reçu depuis l’ouverture de ce centre, construit avec l’appui du gouvernement ougandais.
Avec des écriteaux à la main portant le message : « Déclenchement de la grève des prestataires de soins au CTE de l’ITAV à partir du 5 novembre jusqu’à nouvel ordre », les prestataires annoncent l’arrêt du travail jusqu’à nouvel ordre.
Cette grève fait peser un risque direct sur les malades. Sans prestataires pour assurer les soins, la surveillance et l’accompagnement des patients, ces derniers risquent d’être abandonnés à leur sort au CTE.
Or, Ebola est une maladie grave et contagieuse.
Toute interruption des soins peut aggraver l’état des patients, augmenter le risque de décès et fragiliser l’ensemble de la riposte à Butembo, alors que le respect des mesures barrières et la prise en charge rapide restent indispensables pour freiner la propagation de l’épidémie.







