Deux mois après la rentrée scolaire, la maladie à virus Ebola, de la souche Bundibugyo, frappe de plein fouet le milieu scolaire en Ituri. Du 1er septembre au 29 octobre 2026, 44 cas ont été confirmés dans 37 écoles.
Dix-neuf élèves sont décédés, 19 sont guéris et 6 sont encore internés dans les centres de traitement Ebola.
L’épidémie touche 6 sous-divisions – Bunia, Irumu 1, Irumu 2, Mambasa 1, Mambasa 2 et Nizi – et 7 zones de santé : Bunia, Nyakunde, Rwampara, Mambasa, Mandima, Nizi et Lita.
Si le bilan inquiète, c’est surtout la peur qui gagne les familles. Plusieurs parents d’élèves interrogés par la rédaction demandent la fermeture des écoles pour empêcher la propagation de la maladie.
« On a peur que le virus quitte l’école pour se propager davantage à la maison », confie un parent. Pour ces parents, envoyer leurs enfants à l’école est devenu un risque, car ils peuvent ramener la maladie dans leurs familles.

De leur côté, les autorités scolaires affirment avoir renforcé les mesures de prévention dans les établissements : lavage des mains, thermoflashs, gels et sensibilisation.
Mais, selon plusieurs parents et enseignants, ces mesures restent insuffisantes, compte tenu du nombre d’élèves qui débordent parfois dans les salles de classe. La promiscuité rend le respect des distances et des gestes barrières presque impossible.
La réunion d’évaluation organisée deux mois après la rentrée a d’ailleurs relevé le relâchement des mesures de prévention dans plusieurs écoles, le silence de certains chefs d’établissement sur les cas suspects ainsi que la mauvaise répartition du matériel de prévention, abondant dans certaines écoles au détriment d’autres.
En attendant une décision sur la fermeture ou non des écoles, les autorités sanitaires appellent au signalement rapide de tout cas suspect et à une distribution équitable du matériel dans tous les établissements.







