Le Mouvement d’action pour le redressement du Congo (MARC), dirigé par l’opposant Lubaya Claudel André, a exigé jeudi 29 octobre 2026 la libération des personnes détenues arbitrairement pour leurs opinions politiques et la dissolution du Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Le mouvement accuse le CNC de servir d’instrument d’intimidation en République démocratique du Congo (RDC).
Dans un communiqué, le MARC dénonce les arrestations arbitraires, les détentions au secret et ce qu’il qualifie d’instrumentalisation de la justice sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Le mouvement estime que ces pratiques portent atteinte aux libertés fondamentales et aux garanties constitutionnelles.
« Cette dérive entretient un climat de tensions permanentes, dans lequel les arrestations arbitraires, les détentions au secret et les poursuites à caractère politique deviennent des instruments de répression des voix dissidentes », affirme le MARC dans son communiqué.
Le mouvement cite plusieurs personnalités, notamment Emmanuel Ramazani Shadary, Aubin Minaku, Ngoy Mulunda, Parole Kamizelo et Prince Epenge, parmi les personnes dont les situations suscitent, selon lui, des inquiétudes. Il évoque également les cas de Stéphane Shiso et Marley Vuvu.
Le MARC fait par ailleurs référence à des propos attribués à Félix Tshisekedi lors de discours prononcés à Mbuji-Mayi en décembre 2021 et à N’Djamena en août 2022. Il rappelle l’expression en lingala « Maloko ekotonda », traduite dans sa déclaration par « les prisons seront remplies », qu’il interprète comme le signe d’une politique répressive.
La déclaration aborde également le différend opposant Raphaël Katebe Katoto à son frère Moïse Katumbi, personnalité politique congolaise.
Le MARC s’interroge sur la saisine de la Cour de cassation dans cette affaire, qu’il présente comme initialement foncière, et soulève des questions relatives à la compétence de la juridiction, aux droits de la défense et à l’indépendance de la justice.
« La justice doit dire le droit, non exécuter aveuglément des règlements de comptes politiques », affirme le mouvement.
Le mouvement invoque plusieurs dispositions de la Constitution congolaise, notamment celles relatives à la liberté individuelle, aux droits de la défense et à l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Il affirme qu’« aucune raison d’État, aucun impératif sécuritaire ni aucun calcul politique ne sauraient justifier les arrestations arbitraires, les détentions au secret, la violation des droits de la défense ou l’instrumentalisation de la justice à des fins de persécution politique ».
Le MARC formule trois principales revendications : la libération immédiate et sans condition des personnes qu’il estime arbitrairement détenues en raison de leurs opinions ou engagements politiques, l’arrêt des arrestations et poursuites qu’il juge politiques, notamment dans l’affaire Katebe-Katumbi, et la dissolution du CNC.
Le mouvement présente cette dernière institution comme une « police politique » et un instrument d’intimidation incompatible avec les exigences d’un État de droit.
Signé par Lubaya Claudel André, président du MARC, le document appelle les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales et les garanties constitutionnelles.







