L’Alliance du fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a accusé, mardi 25 août 2026, les forces pro-Kinshasa d’avoir lancé des attaques simultanées contre plusieurs zones densément peuplées du territoire de Masisi, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le mouvement affirme que ces violences ont provoqué des déplacements de civils et des destructions.
« Ce mardi 25 août 2026, à 05h30, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont lancé des attaques simultanées contre les zones densément peuplées de Gasenyi, Murambi et leurs environs, dans le territoire de Masisi », écrit Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23.
Selon lui, les attaques se poursuivaient au moment de la publication de la déclaration et avaient « provoqué d’importants déplacements de populations civiles ainsi que la destruction et la perte de nombreux biens ».
Le porte-parole de l’AFC/M23 affirme que son mouvement entend réagir à ces attaques.
« L’AFC-M23 ne restera pas spectatrice face au massacre de populations innocentes. Elle réaffirme sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre et protéger les populations civiles », écrit-il.
Lawrence Kanyuka accuse également les autorités de Kinshasa d’intensifier une campagne de « désinformation, de propagande et de manipulation de l’opinion publique », menée, selon lui, à travers les réseaux sociaux, certains relais militants et des journalistes.
D’après le porte-parole, cette campagne viserait notamment à détourner l’attention de « l’incapacité manifeste du régime de Kinshasa à maîtriser efficacement la propagation de la maladie à virus Ebola », ainsi que de ce qu’il présente comme son échec à protéger les populations civiles régulièrement victimes d’attaques des ADF-NALU.
L’AFC/M23 appelle ainsi les autorités congolaises à tirer les leçons de sa propre expérience dans la lutte contre Ebola.
« L’AFC-M23 exhorte le régime de Kinshasa à tirer les leçons de l’expérience et des mécanismes de riposte mis en place par l’AFC-M23 afin de renforcer efficacement la lutte contre la maladie à virus Ebola, d’en contenir la propagation et de mieux protéger le peuple congolais », poursuit Lawrence Kanyuka.







