Un cas de charbon, également appelé anthrax, a été confirmé chez un hippopotame retrouvé mort le 8 août 2026 dans le parc national des Virunga, dans l’agglomération de Vitshumbi, en zone de santé rurale de Kibirizi, dans le territoire de Rutshuru,
province du Nord-Kivu.
Selon une alerte sanitaire de la Zone de santé rurale de Kibirizi, un échantillon prélevé sur l’hippopotame retrouvé mort par les équipes de patrouille de l’ICCN a été analysé en laboratoire. Le résultat s’est révélé positif au charbon (anthrax).
« Un échantillon prélevé sur un hippopotame retrouvé mort le 08/08/2026 par les équipes de patrouille de l’ICCN dans le parc national des Virunga, dont une partie avait déjà été emportée par la population, a été analysé et le résultat s’est révélé positif au charbon au laboratoire. »
Dans le cas de Vitshumbi, l’inquiétude des autorités porte particulièrement sur les personnes qui auraient manipulé, découpé, transporté ou consommé la viande de l’hippopotame.
L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que les animaux morts subitement ou dans des circonstances inconnues ne doivent pas être utilisés pour la consommation.
Les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance, après qu’une partie de la carcasse a été emportée par des habitants.
Face au risque de transmission à l’être humain, la Zone de santé de Kibirizi demande aux structures sanitaires de renforcer la surveillance des personnes présentant une lésion cutanée inhabituelle, de la fièvre ou une altération de l’état général après un contact avec un animal ou ses produits.
Les équipes sanitaires sont également invitées à rechercher et à dresser la liste des personnes ayant été en contact avec la viande de l’hippopotame et à notifier immédiatement tout cas suspect au Bureau central de la zone de santé.
La population de Vitshumbi est, de son côté, appelée à ne pas manipuler, découper ou consommer la viande ou tout autre produit provenant de cet hippopotame, et à éviter tout contact avec les carcasses d’animaux morts dans des circonstances inconnues.
« Sensibiliser la population à ne pas manipuler, découper ni consommer la viande ou les produits provenant de l’animal (hippopotame, etc.) », insiste le communiqué.
Toute personne ayant eu un contact à risque et présentant des signes compatibles avec la maladie est invitée à se rendre rapidement dans une structure de santé.
À ce stade, le document de la Zone de santé de Kibirizi confirme le charbon chez l’hippopotame, mais ne fait pas état d’un cas humain confirmé.
Il s’agit donc avant tout d’une alerte visant à identifier les personnes exposées et à prévenir d’éventuelles infections.







